Carnet de route

Sortie reprise snow rando 9-10 janvier 2021

Sortie :  Week-end reprise du 09/01/2021

Le 11/01/2021 par SIMON Clémentine

Bruitage* Cocorico !!!

Nous sommes en 2021.

Le monde entier est paralysé par la présence d’un tout petit virus.

Les remontées mécaniques sont fermées.

Plus personne ne profite de la belle poudre fraîche…

Plus personne ? Nooooon...

Une session de cafistes snowboarders marseillais résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Voici leurs aventures.

 

Session du 9-10 janvier 2021-Champsaur-La recula-Le piolit (http://www.skitour.fr/topos/la-recula,810.html)

Bruitage* Chant des oiseaux. Samedi 9 janvier 2021. C’est le réveil. 5h30 pour celle qui habite le plus loin, Marseille. Derniers préparatifs. Eau chaude pour la thermos. Je rejoins Pierre, notre encadrant pour ce weekend, puis nous rejoignons Fred, notre dernier compagnon du périple. Nous serons 3 à braver le froid, car celui-ci est bien présent en ce début d’année 2021. La neige est là également. Direction le Champsaur pour notre 1ère course. La recula, 2548m. Le soleil se lève, révélant la neige sur les montagnes alentour. La route est glacée mais la voiture de Fred n’a aucun mal à nous amener en bas de notre course. Oh diantre ! Des skieurs ! Pas un, pas 2, mais une dizaine de skieurs qui nous regardent comme des bêtes de foire. On le sent, même s’ils ne le savent pas encore, qu’on résiste mais chacun de notre côté. On ne mélange pas les torchons et les serviettes. -8°. On met les peaux de phoque. J’ai donc appris ce jour à mes dépens à mettre mes peaux à la maison par température raisonnable tellement mes doigts n’ont pas apprécié. En piste moussaillons. Pour cette sortie, nous sommes tous 3 en splitboard. C’est tout nouveau pour moi même si j’essaie de paraître professionnelle, mes compagnons de voyage n’émettent aucun commentaire. Nous passons tout d’abord à travers le village de Archinard. On est à 1600m. L’air est froid, le ciel commence à s’éclaircir mais reste encore voilé. C’est calmes et silencieux que nous avançons dans les traces déjà faites ou dans celles que Pierre nous a créées. Vue sur Orcière. Nous nous arrêtons reprendre des forces sur une crête à l’orée de la forêt, puis je repars vite avec un peu d’avance car j’ai tendance à être à la traîne pour cette reprise et surtout, je commence à avoir froid. Après quelques virages dans les sapins, Pierre et Fred m’attendent sur l’arête où ils ont croisé des professionnels qui sensibilisent les montagnards comme nous à respecter la nature. Le dernier tronçon de l’ascension se passe difficilement pour moi, je suis à la traîne car nous avons dû mettre les couteaux pour les quelques derniers mètres de dénivelé ce qui ralenti encore plus mon pas (j’avais dis que je me remettais au sport cette année mais il faut bien avouer que les fêtes de Noël je ne les ai pas passé les baskets aux pieds…). Je mange aussi quelques dizaines (sans exagérer) de barres de céréales car je me dis que c’est par manque de carburant que je n’avance pas. Arrivés en haut nous dénichons un petit coin abrité du vent et au soleil (quand même il a fini par nous rejoindre) pour retirer nos peaux, rassembler notre split et...manger un morceau ? Pas le temps ! On avale une barre et on attaque la descente ! Face à nous, la Grande Autane nous offre sa pente poudreuse quasi vierge. Pierre s’élance. Waouh ! Trop bien à moi ! Prise d’une peur incorrigible de ne pouvoir tourner, il faut bien avouer que j’ai raté mon 1er tronçon. Fred me donne un conseil qui me poursuivra pendant toutes mes prochaines sorties “Jacob Delafon”, ce qui signifie “plies les genoux feignasse !”. J’essaie tant bien que mal de suivre les conseils de mon sage. La neige est incroyable, légère comme en début de saison, on fait nos traces. Avant de terminer notre sortie, petit exercice DVA. Pour être sincère, j’ai un peu oublié l’exercice et les erreurs que nous avons commises car j’étais plutôt fascinée par un hélicoptère qui planait non loin au-dessus de nos têtes. J’ai donc appris comment on faisait signe “oui” et “non” au pilote. On croit le voir treuiller à un moment. On avale avec plaisir la dernière petite pente qui nous fait terminer notre périple par un petit sentier qui borde le torrent d’Archinard. Nous déchaussons pour rejoindre la voiture.

En cette période Covid, Pierre a pu nous dégoter un logement au gite “Le Chamois” près de Saint-Michel-De-Chaillol, mais sans demi-pension puisque nous étions les seuls à avoir réservé.

Aucun problème pour les 3 affreux qui n’ont trouvé de meilleur repas pour la reprise : la raclette. Nous sommes arrêtés dans une fromagerie au bord de la route qui ne vendait pas que du fromage, et c’est ainsi que Fred s’est retrouvé avec une bouteille de Génépi et moi avec une boule à neige (noooon c’est faux je n’ai pas craqué !).

A la place du gîte, notre hôte nous a mis en place dans l’appartement en dessous de chez elle, très cosy. Nous attaquons l’apéro par une bonne bière fraîche (notre ami Fred en avait rapporté de quoi tenir quelques mois). Mais diantre ! Pierre ! Nous avons oublié le pain ! Nous avons donc repris la voiture pour nous rendre à la boulangerie la plus proche, à 10km. Nous nous sommes donc retrouvés dans la même boulangerie chez qui nous avions pris les pains au chocolat le matin même.
Ouf, le pain en poche, on attaque le très attendu apéro.

L’histoire raconte que Pierre, après nous avoir fait porter le masque pendant chaque trajet de voiture, a finalement bu le génépi directement au goulot “mais c’est de l’alcool ça désinfecte non ?”

23h, on est à la montagne, extinction des feux.

Entre temps, nous avions trouvé notre course pour le lendemain.
Le nom est terrifiant et nous évoque une course mi rando mi alpinisme puis qu’elle s’appelle...Le piolit (tam tam tam tam bruitage suspense du prochain épisode) (http://www.skitour.fr/topos/le-piolit,350.html)

 

 

La nuit fut calme et paisible...avec les boules quiès (je ne pourrais donc pas vous raconter si mes co-équipiers ronflent mais je peux vous donner en MP la marque de mes boules quiès).

7h. Bruitage* Bip bip bip bip. Il est où mon petit réveil chant d’oiseaux sympa ???

Tadam vous ne m’aurez pas cette fois ci ! Je mets les peaux de phoque dans les 20° douillets de la maison.

8h. On part. On passe à la boulangerie ?

8h05. Je crois que non, la voiture passe à quelques mètres de la boulangerie sans s’arrêter. Mais je suis une sportive moi ! Pas besoin de pain au chocolat chaud et fondant...

8h06. Larme à l’oeil. Ils étaient quand même bons, la prochaine fois je fais le plein pour le weekend.

9h. Brouillard. Check DVA. On attaque doucement par une traversée de 3km sur la piste de ski de fond, quasi plate.

10h. Ça y est, on attaque les choses sérieuses. Je mange une barre de céréale pour ne pas manquer d’énergie comme la veille.

10h30. Nouvelle barre de céréale. Haha hypoglycémie tu ne m’auras pas !

11h. Des graines pour changer.

11h30. Pierre décide de faire sa trace.

11h35. Fred commence à râler, la neige se dérobe sous nos pieds. Pierre trop léger ne tassait pas suffisamment la neige.

11h40. Fred suggère que nous reprenions le tracé des skieurs.

11h41. Fred repère mais Pierre est trop loin devant nous.

11h42. Fred me supplie du regard d’adhérer à son idée.

11h43. Je ne sais pas moi je ne suis que débutante.

11h50. Pierre nous a attendu. On regarde la carte. Enfin surtout Pierre et Fred. Moi et l’orientation… Je mange encore une barre. Des skieurs et un chien par ici. On décide de prendre par là. On n’est pas des skieurs tout de même !

11h55. A l’ouest, les plaines enneigées s’étendent à perte de vue.

12h. On se serait pas trompé de direction ?

12h05. Oui voilà, ok on contourne par là et on rejoint par là bas et on regarde si ça passe derrière.

12h10. Oh des gens !

12h15. Je passe devant Fred qui ne fonctionne plus qu’au mental depuis 30 minutes.

12h20. Bon il est où le piolit ?

12h25. Ça fait longtemps que je n’ai pas mangé une barre.

13h. Il est où le piolit ?

13h30. J’ai faim.

13h35. Oh le piolit !! 2464m !

13h40. Où est Fred ?

13h45. Le lac de Serre Ponçon ! Les aiguilles de Chabrières ! On y est presque !

13h46. Réunion des troupes. Fred est à bout d’énergie, mais pour pouvoir faire la descente il nous faut encore faire une cinquantaine de mètres de dénivelés. On ne montera pas tout en haut du Piolit, mais avec le vent qui a l’air de souffler là haut ce n’est pas plus mal. On n’est plus tout seuls. Cernés par des skieurs. Aaaah !

14h. On contourne la face nord du Piolit par la Crête de Bonaparré.

14h15. Ouf ! On a fini de grimper, on enlève les peaux et à nous le plaisir de la descente !

14h45. Bon en fait on est descendu trop bas, il faut qu’on remette les peaux et qu’on remonte.

15h15. On ré-enlève les peaux. Un peu à bout d’énergie. Mais je sais ce qui nous fait tenir avec Fred. On a des bières fraîches dans la voiture !!!!

15h45. Petite descente dans les sapins. Mon nouveau split fait la rencontre des cailloux malgré les cris d’alerte de Pierre .

16h. On arrive sur le plat, on sort les bâtons et on pousse. Oui messieurs et mesdames les skieurs, on sait, vous allez plus vite que nous dans ces moments là.

16h15. La voiture !! Un bout de tarte du Champsaur, une bière chacun !

Journée pas facile, longue et très hétérogène dans les montées&descentes, mais le Piolit est quand même magique, été comme hiver, je n’en ai pas fini avec lui !

 

Un grand merci à Pierre d’avoir organisé ce week end de reprise qui nous a mis l’eau à la bouche pour les prochaines sessions de l’année 2021 qui, malgré la situation sanitaire, s’annonçait être une belle saison.

 

 

Clémentine







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