Carnet de route

Raid Shabrako Guenille Marseillaise dans les Cerces

Le 04/10/2021 par Les Shamanilles

Troisième édition de ce raid Shabrako Guenille Marseillaise pour une balnéo pownder dans le massif des Cerces. Une troupe hétéroclite (alias les Shamanilles) naviguant dans la vallée de la Clarée pendant 4 jours en Février 2021, super fenêtre météo, bonnes conditions d'enneigement, le pied quoi. Nouveauté cette fois, un résumé en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=rNt2-p-oqac

 

Jour 1 : Mise en bouche

Jeudi 18 février rdv 11H30 à Nevache, 3 clubs représentés, 4 filles, 10 mecs, 9 splits, 3 paires de ski, 2 paires de raquettes (oui il en reste), et déjà 1 Guenillage côté Shabrak (comment ça le badge du Tunnel du Mont Blanc n'est pas le bon ...), 6 voitures et un parking plein à craquer qui fait qu’on se gare là où ça peut à 500 voire 700m de l’entrée du village que certains rejoignent par les pistes de ski de fonds, d’autre par la route, on se croise par petits groupe de 3-4, puis on se reperd « il est ou machin » « les shabraks sont garés là bas mais ils sont pas passés comme nous », « un tel est reparti à sa voiture » « les guenilles ont déjà mangé » « il est jolie ton porte carte »  .... Bref, ça finit par se mettre en route. Remontée du ruisseau en mode tee-shirt-casquette, nous avons du mal à croire à un raid plein février. Les choses sérieuses commencent rapidement, une bonne suée dans la montée pour atteindre le refuge de Buffère que l'on aperçoit vers 14h45 après 450m de dénivelé. Juste le temps de se délester des sacs et de prendre un café avant de rattaquer en direction du Sud-Est vers des faces qui n’ont pas l’air mauvaises à l'abri du vent qui a pelé une partie d'entre elles. Petite montée d’environ 400/450m avant de se préparer à la descente.

 

Du sérieux dans la troupe, petit exercice de coupe du manteau neigeux pour se réchauffer/s’occuper en attendant que toute la troupe soit prête pour la première descente et tester cette « vieille poudreuse » qui va s’avérer être tout à fait sympatoche dans les faces à l’ombre. Ça cherche les orientations où tracer les plus belles courbes et ça saute quelques souches au passage. Le WE est lancé !

Place ensuite à la deuxième descente de la journée : l’apéro ;) Quel plaisir de se retrouver au chaud autour d’une bonne bière locale. Isolement de la team ronfleur et en avant pour la 1ère nuit, il faut être en forme pour la journée ensoleillée qui nous attend le lendemain.

 

Jour 2 : les choses sérieuses commencent !

Malgré les quelques bières et autres spécialités ingurgitées la veille, tout le monde est sur le pont aux aurores, et aucun retard n'est à signaler ;) Il faut dire que nous sommes un peu nombreux, ce qui facilite l'inertie de groupe !

Bon, maintenant il a l'air malin David (moi celui qui écrit cette section du périple), vu qu'il ne retient pas les noms, il galère à refaire le fils de la rando. Donc c'est parti pour un "où est Charlie ?" mais avec les cartes IGN et les photos aériennes.

Au deuxième jour, on a suivi un cours d'eau, avec une légère pente ascendante et avec un magnifique lever de soleil sur notre gauche. J'en déduis donc que nous sommes parti(e)s vers le sud, donc en direction du col de Buffère.

Cela nous a permis d'apercevoir la station de Serre Chevalier, mais surtout remarqué un très joli couloir orienté Est (le couloir de la mort d'après le gardien du refuge, mais juste en été, donc tout va bien !) mais nous y reviendrons plus tard ;) Et accessoirement, de réaliser la première petite pause de notre périple !           

On continue notre jeu du chat et de la souris (c'est encore plus drôle si je me suis trompé dans mes interprétations !), nous sommes partis vers la gauche, donc Sud-Est si j'en crois la carte, en suivant la ligne de niveau, au niveau de Côte de la Ratière, avec pour objectif le sommet, donc je parie sur La Grande Aréa ! Mais avant d'y arriver, ça se mérite. Plusieurs choses marquantes pour moi durant cette ascension. Un joli passage sur une sorte de mini crête, qui enchaîne sur un passage en neige un peu dur, voir gelé qui va donner les premières sueurs froides à notre petit groupe, avec la mise en place des couteaux, sauf pour quelques spliteux aguerris et un certain Joris, le seul mec en raquette, sorte de dernier résistant d'un passé que nombreux ont connu. Ce jour-là, il ne pouvait en rester qu'un, et c'était lui ! L'ascension va donc continuer avec une nouvelle pause au milieu de blocs (si ça vous intéresse, j'ai les coordonnées GPS 44.979637, 6.568433).

 

Encore 2 petits passages délicats, un début de chemin en glace (vous reprendrez bien une petite zipette) puis un enchaînement de conversions sur une neige de plus en plus dure et une pente de plus en plus raide. Certains ont dû être contents d'avoir gardé les couteaux, d'autres ont profité que la neige manquait pour passer à pied !

Encore un dernier coup de cul, avec un passage étroit très délicat où on a envie de passage qu'une fois (rire nerveux, toi même tu sais qu'on va devoir y repasser ...) et nous voici à la Croix de la Grande Aréa.

 

Bon là normalement c'est le passage qu'on doit passer sous silence. Un poil de confusion, un vent glacial et les corps qui se refroidissent, les esprits s'échauffent ! En effet, même si une descente serait potentiellement possible de la croix, le plan est de revenir en arrière pour réaliser une descente nord là où passe le chemin de randonnée. Ça tombe bien tiens, tu te souviens du passage délicat ? Et pour rendre l'exercice de style total, on garde les peaux pour redescendre sur quelques dizaines de mettre pour se préparer à la vraie descente !

Du coup, deuxième test extrême, dépeautage et réassemblage dans le vent ! Mais bonne nouvelle, 3 randonneurs qui montent nous indiquent que la neige est dure, la descente s'annonce sous les meilleurs auspices, on a sorti les piolets ! En vrai, il s'avère que la neige n’est vraiment pas mal (je fais ma fine bouche, car la deuxième descente va s'avérer ... nan pas de spoil).

Du coup, belle descente en plusieurs étapes, avec une étape finale où différents groupes se créent en fonction de l'inspiration à ne pas trop galérer, car il faut réaliser une jolie traversée est-ouest pour revenir vers le col de Buffère. Là nous attend la pause pique-nique, bien mérité ! (perso j'ai bien fait mon boulet, j'suis frigorifié, seul fois où je n'ai pas pris ma doudoune vu que je ne la mets jamais ... bah là elle m'aurait bien servi, malgré qu'on était au soleil).

 

Allez, il est temps de se remettre en route, 2 groupes se forment, donc 1 pour faire ce fameux couloir, vous vous souvenez, le couloir de la mort ! La montée se fait super bien, avec Clara à la manœuvre pour faire la trace ! La neige est tellement bonne, un bonheur pour les conversions.

 

Ah, la pente commence à se raidir un peu, il est temps de rassembler les boards et de finir cette mini ascension en crampons ! Un vrai plaisir, et une super descente en perspective ! Personnellement meilleure descente de la journée, à peine 40°, les virages s'enchaînent naturellement ^^

 

Retour dans le fond de vallée pour rejoindre l'autre groupe. Voilà déjà une journée bien remplie. Maintenant l'objectif est de rentrer au chalet, avec le meilleur ratio suffisamment de montée pour avoir assez de descente pour rentrer sans pousser !

 

Avec si je ne me trompe pas, un bout de la Crête de Baude pour les plus courageux ! En effet, le groupe va au fur et à mesure se splitter en 3 (la split en 3 parties, pas la meilleure réussite, vaut mieux 2 ou 4 !). Donc un premier groupe rentre assez rapidement, tandis que la majorité se dirige donc vers la Crête de Baude. On sent la fatigue qui grandit, un premier groupe arrête à 1/3 de crête, tandis que le deuxième groupe ira à 2/3 sous la direction d'Antoine.

Il est temps de rentrer de toute façon, la neige commence à redurcir. Le temps de finir par quelques drops et chutent improbable, et nous voilà tous rentré(e)s !

 

Merci pour cette journée !!

 

Petite anecdote amusante, une des gardiennes qui dit à un groupe fraîchement arrivé, je vous ai mis dans la salle à côté, on a un groupe de jeunes un peu bruyant ! Les prémices du prochain refuge ? Santé !

 

Jour 3 : Ca enchaîne dur

Départ jour 3, cap au nord direction refuge de Chardonnet.

On dit au revoir au refuge de Buffère derrière nous avec le levé du soleil.

Petite remontée sympathique avant d'aller manger un peu de poudreuse dans le bois de sully toujours en top condition. Arrivée en bas avec la banane, on en profite pour faire une petite séance photo sur les bords de la Clarée.

 

Puis nous repeautons et remontons vers le refuge de Chardonnet où l'on grignote avant de s'engouffrer dans la combe de la grande manche.

 

Échaudé par le couloir de la veille, une partie de la troupe espérait pouvoir trouver un couloir en condition, malheureusement le vent à fait son sale travail et pas grand chose à se mettre sous la dent. Arrivé au pied de la dernière face, 4 morts de faim emmenés par Pierre optent pour un petit couloir rive ouest et le reste de la troupe remonte vers le col.

 

On redescend ensuite près du refuge de Chardonnet où on avait délesté nos sacs à la montée avant de continuer la descente jusqu'à la Clarée.

Il commence à se faire tard, l’horaire avancé ne nous permettra pas de sortir la corde dans la descente pour un petit exercice de rappel … les opportunités pour la sortir du sac vont se faire de plus en plus rare …. elle restera finalement dans le sac pour le reste du raid.

 

Arrivée à la Clarée, on file au refuge de Laval histoire de pouvoir boire quelques godets avant de dîner. On profite de cette dernière soirée pour vider nos fioles et autres spécialités diverses. Dégustation qui aura son effet sur les décibels dans le réfectoire … une fois les réserves vides, direction le dortoire pour un peu de repos.

 

Jour 4 : Et c’est reparti pour un petit tour

Dernier jour, nous décidons de partir faire le tour de la crête de moutouze en sens horaire, petit tour qui doit certainement garder quelques faces préservées.

Ascension tranquillou jusqu'aux Béraudes sous un soleil qui chauffe déjà bien. Contournement du lac des Béraudes (il faut plus froid à l’ombre) pour aller au pied de la pointe des Cerces, le coin est magnifique.

 

La pointe des Cerces nous fait de l'œil, difficile de résister et de retenir les plus mordus mais l'horaire nous oblige à se mettre en mode descente.

Petite photo de groupe près du lac sorcier et c’est parti. Grosse banane, la neige est encore légère à l’ombre, vierge de trace, enfin plus trop après notre passage, mais ça commence à coller au soleil un peu plus bas.

On arrive avec succès à contourner les pièges dressés par les quelques ruisseaux pour un retour au refuge de Laval.

 

Picnic / bière pour fêter ça puis descente à Névache par le chemin, pour ceux qui connaissent, pas toujours drôle cette descente … Après une petite bière au village, des aurevoirs et des plans pour le raid de l’an prochain, dispersion des troupes et rentrage dans nos contrés respectives.

 

MERCI A TOUTES ET TOUS POUR CES 4 JOURS PARTAGÉS !

CLUB ALPIN FRANCAIS MARSEILLE PROVENCE
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