Carnet de route

Tour du Beaufortain

Le 09/09/2019 par DUPRAT Françoise

Samedi 20/07 (+1350m / - 390m). Après une nuit passée dans une petite auberge confortable à Arêches, départ de Queige, longue montée dans la forêt de Bisane. On prévoit de pique-niquer au bord du lac des Saisies, mais point de lac à l’endroit indiqué sur la carte, juste une grande mouillère bordée de myrtillers chargés. Un peu plus loin, une cabane qui porte le nom du lac et 3 jeunes avec un chien lourdement chargés. Le chien porte 2 besaces avec sa pitance pour la semaine. Ils font aussi le tour du Beaufortin, en autonomie, ils descendent se ravitailler de temps en temps, l’itinéraire ne passant pas par des villages… Retour « lac » pour un dessert de myrtilles. Le large chemin en balcon nous amène au refuge de Lachat, en longeant la plus grande tourbière de France, dont fait partie le fameux lac des Saisies. Fraises et panoramas époustouflants rythment l’après-midi.

 

 

Dimanche 21/07 (+ 1150m / - 800m) : Départ sur une piste de ski « c’est risqué » nous avertit le gardien. En fait de piste bleue, c’est une trouée dans les bois qui plonge vers le fond du vallon… Quelques fraises avant d’attaquer la remontée qui nous même en haut de la station de ski des Saisies (Le Char du Beurre). Un long passage par des pistes carrossables sur lesquelles vélos électriques, véhicules de tourisme ou pick-ups chargés de bidons de lait soulèvent la poussière. Et oui, le beaufort et le reblochon sont préparés dans ces alpages où moult vaches broutent la multitude de fleurs… Elles sont traites 2 fois par jour, dans des stations installées dans les prés. Col de la Légette, refuge de la Croix de Pierre, col de Véry, jolie traversée sauvage jusqu’au col du Joly où on débouche face au Mont-Blanc. Refuge de Roselette, à proximité des pistes de ski des Contamines-Montjoie. Beau chalet en rondins, tout fleuri, dortoir à l’ancienne avec 2 bat-flancs de 10-12 couchages superposés, plus quelques lits superposés… Dortoir complet, cela va sans dire.


Lundi 22/07 (+940m / - 370m) : On retrouve des jolis sentiers qui serpentent entre fleurs (jamais vu autant !) rochers, ruisseaux bondissants… et on croise l’itinéraire du tour du Mont-Blanc. Longue montée dans un vallon sauvage, au fond duquel un petit névé nous rafraichit. Itinéraire en « balcon ondulé » entre le col du Bonhomme et le refuge du la col de la Croix du Bonhomme, dans un paysage de rochers érodés par les glaciers, avec une vue qui porte loin, loin… Notre principal souci météo aura été l’excès de soleil qui rougit tous le morceaux de peau non protégés. L’étape est courte, on arrive à l’heure du déjeuner. Julien va faire la Tête Sud des Fours en footing (+ 300m), tandis que les autres se prélassent au soleil, dont les (m)effets sont masqués par le vent. Nombreuses tablées de coréens (35), et bouquetins aussi nombreux qui font le spectacle après le repas.

 

Mardi 23/07 (1040m / - 1520m) : On démarre sur la vertigineuse et superbe crête des Gittes, qui nous amène col de la Sauce. On est seuls, le tour du Mont-Blanc passant dans une autre vallée. Une descente sur une vague sente puis à travers les prés nous fait croiser la route au  cormet de Roselend. Et on remonte par la jolie et longue combe de la Neuva, l’arrivée au col du Grand Fond est bien enneigée et assez raide. Derrière, vue superbe sur le lac du Presset encore encombré de quelques glaçons et sur la Pierra-Menta. Pique-nique au bord du lac, très fraiche trempette, café au refuge CAF du Presset, où nous n’avons pas eu de place, et descente sur le refuge de la Balme. Ca nous vaut 500 m de descente que l’on devra remonter le lendemain, mais on ne perd pas au change. Le sentier est beau, le refuge communal très charmant et tranquille, avec un petit ruisseau et une petite cabane pour nous 7. Et le gardien nous indique un sentier qu’il a tracé à l’occasion d’un trail pour monter directement à la Pierra-Menta.

 

Mercredi 24/07 (+ 970m / - 920m) : Le sentier crapahute jusqu’au Passeur de la Mintaz, à la base de la Pierra-Menta, à l’assaut de laquelle 2 cordées se lancent. Descente herbeuse, fleurie et raide sur le lac d'Amour, et remontée au col du Coin, dont les derniers lacets ont certainement été tracés par de solides gaillards. Surprise, 2 VVTistes s’apprêtent à descendre, le sentier est effectivement balisé VVT… Jamais je ne me lancerai dans une telle pente ! D’ailleurs, eux nous plus, ils commencent la descente en portant le vélo sur l’épaule. Discussion sur l’itinéraire : soit suivre la crête pour monter au mont Coin, soit descendre un peu et suivre le sentier que l’on aperçoit sur l’épaule opposée. Finalement Julien et Jean choisissent une voie intermédiaire et filent pleine pente, Maria trouve un mini coin d’ombre tandis que les autres prennent le sentier. Pique-nique dans un parterre d’arnica et de magnifiques gentianes pourpres. Arrivée en début d’aprem au refuge de la Coire, ce qui permet à certains d’assister à la traite de l’après-midi : les vaches aux mamelles hyper-glonflées se pressent vers les stalles de traite, un taureau s’y engouffre, il est trop gros et la fermière doit le pousser pour qu’il se dégage… Sentier botanique intéressant à proximité du refuge.

 

Jeudi 25/07 (+ 830m / - 990m) : Descente vers le lac St Guérin, très beau lac de barrage avec en amont un magnifique canyon à l’eau émeraude, remontée dans la forêt, traversée d’alpages fleuris, lac Tournant, beaux points de vue sur le Mont-Blanc. Variante du 25 juillet : c’est la St Jacques, et nous en avons 2, ce qui nous vaut une pause café-glace-frites sur la terrasse du très chic refuge de l’Alpage et un apéro au refuge des Arolles alors que l’orage attendu à 14h démarre.

 

Vendredi 26/07  (+ 760m / - 2100m) : ce matin les feuillages sont mouillés, et après un dernier regard sur les jeux de lumière du soleil qui joue avec les derniers nuages autour du Mont-Blanc, nous entamons la dernière étape, par de longues traversées dans des paysages grandioses et déserts, hormis quelques vaches. Le sentier traverse habilement alpages, combes, ressauts pour nous amener au col de la Balme puis au col des lacs, face à la longue descente (près de 2000m) qui tire souci au genou de Cécile. Et, ma foi, le sentier descend si efficacement de pieds de myrtilles en pieds de myrtilles, puis de chalets en chalets jusqu’à Molliessoulaz qu’on est presque surpris d’arriver aussi vite à Queige.

 

Toilette sommaire à la borne près du parking (où une puce s’est prise d’affection pour moi) et excellente glace à Alberville avant de rentrer à Marseille les yeux pleins d’images enchanteresses, la tête pleine de discussions enrichissantes, l’appareil photo chargé de souvenir, la besace remplie de fromage, et le cœur plein de gratitude pour Cécile qui nous a régalés avec cette semaine savoyarde.

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