Carnet de route

RAID DANS LES CERCES – COMBO CAF ANNECY et CAF DE MARSEILLE

Le 16/03/2020 par Lauriane

Du vendredi 28 février au lundi 2 mars 2020

Vendredi 28 mars – Arrivée à Névache

La petite troupe en provenance d’Annecy et de Marseille se retrouve aux alentours de 18h au gîte de la Découverte. Philippe et Antoine, nos deux initiateurs de choc nous attendent, la mine ensoleillée (il faisait beau ce vendredi !) mais aussi bien fatigués par leur journée « repérage et préparation de terrain ». L’itinéraire choisi n’était apparemment pas le plus fun (mais cela aura eu le mérite de nous éviter de refaire la même chose par la suite … quoique !!) et la journée splitboard semble avoir eu raison de notre célèbre raquettiste et initiateur préféré, Antoine BOUTET, peu convaincu pour nos larges spatules et qui s’empressera d’ailleurs dès le lendemain de renouer avec ses plus belles raquettes ! Mais nous mettrons cela sur le compte d’une neige lourde et d’un itinéraire à retravailler. La petite bière est la bienvenue pour tout le monde, le temps pour les marseillais (Julie, Philippe, Simon, Cyril et Jonathan) et les annéciens (Agathe, Lauriane, Etienne, Sylvain et Antoine) de faire connaissance, dans une ambiance fort sympathique du bout du monde version « Hautes-Alpes » ! Au programme de la soirée : repas au gîte, discussions autour de la météo et du BERA du lendemain qui s’annoncent un peu tendus (il va falloir changer nos plans initiaux) et blagounettes entre hautsavoyards (les vrais montagnards quoi !) et marseillais qui ont pour une fois troqué les patinettes contre de vrais instruments pour gravir et descendre les jolies pentes du massif des Cerces. L’ambiance s’annonce bonne pour les 3 jours à venir !!

Samedi 29 février – Départ pour 3 jours de raid ! Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons le départ de Névache à 8h, sous une météo clémente. Petite montée tranquille sur un chemin parfaitement tracé, aperçu d’une bête à cornes au loin sur les hauteurs (la seule que nous verrons du séjour d’ailleurs) et nous voilà rapidement arrivés au refuge Buffère (http://refugebuffere.com/). Grande déception pour Philippe qui pensait trouver un piano dans le refuge … mais il n’y a qu’un poêle à bois à l’endroit espéré (apparemment, la dernière soirée passée ici avait dû être bien arrosée !!) Nous décidons de poser quelques affaires pour délester un peu les sacs et c’est reparti pour une jolie grimpette jusqu’à la Crête de l'Echaillon. Arrivée en pleine forme au sommet, à 2 640 mètres, mais aussi en plein vent. Le ton est donné pour le reste du séjour … La descente n’en sera pas moins très agréable, dans une belle poudreuse rien que pour nous ! Malgré le vent et la neige, et parce qu’on n’est pas venu pour acheter du terrain, on se remet en route en direction de la crête de Baude, toujours seuls au monde dans cette immensité blanche des Hautes-Alpes (ça change de la Haute-Savoie … l’absence de monde … pas la neige !). La descente en dessous de la crête nous vaudra quelques petites montées d’adrénaline : une pente bien raide et des petites coulées au passage de chacun d’entre nous dont Cyril se rappellera avec émotion ! De retour au refuge, nous en profitons pour souffler quelques minutes, se désaltérer à coup de bières locales et de Yaute Cola, pour repartir de plus belle pour une dernière petite montée, laissant deux de nos compères se reposer autour du feu. L’occasion aussi de profiter du test matos Plum proposé par le refuge : Agathe, notre skieuse du groupe, en test skis Plum, Lauriane en mode splitboard super girly, Etienne pour le dernier modèle de split de Plum et Jonathan, qui troque ses raquettes contre un beau split Plum, car il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Petite montée tranquille en face du refuge, dans une belle neige profonde, mais pas autant que le trou dans lequel nous avons bien failli perdre notre Antoine national ! Un peu plus et il sortait le sifflet pour nous alerter … mais sa force et sa volonté auront eu raison de ce vilain trou duquel il arrivera à se sortir sans que personne n’ait remarqué son absence … c’est moche de notre part ! Descente magique dans la poudreuse et après quelques sauts de souche inattendus (merci Philippe) et trous divers évités, nous voilà de retour au refuge. Bilan de cette 1ère journée plus que positif : un bon 1600 D+, des coups de vent assez virulents, de la neige au top et suffisamment de transpiration pour bien mériter une bonne bière au coin du feu ! Soirée très sympathique au refuge Buffère, dont on retiendra la gentillesse de nos hôtes et l’excellent repas servi, mais aussi la fin de soirée bonus pour nos deux encadrants dont les massages de pieds effectués par Agathe, notre kiné du groupe, feront oublier à ces derniers qu’elle est aussi la seule skieuse de la bande ! On retiendra aussi la nuit à l’ambiance tropicale, en particulier dans la chambre de 6 où la claustrophobie de Philippe a bien failli le conduire à finir sa nuit dans la salle de bains !

Dimanche 1er mars – En mode shabrakistan dans une neige de cinéma ! Réveil difficile après la nuit sous 40° à l’ombre … mais un soleil radieux et une neige de cinéma nous attendent alors on se dépêche de chausser splits et raquettes pour se mettre en route en direction du refuge du Chardonnet. Simon en piste pour tracer dans de la grosse bonne peuf. Bravo à lui ! Avec Sylvain et Agathe (et tous les autres spliteux aussi), ils auront tous les trois bien bossé pendant ces 3 journées ! Du beau boulot récompensé par une descente mémorable dans le Bois de Suly, renommé « Bois Joli » par Etienne qui ne se remet pas de sa descente de dingue entre les sapins ! Après une petite pause désaltérante au refuge du Chardonnet (l’occasion de réserver 10 pâtisseries pour le goûter … hummmm !), nous entamons la montée vers le Col du raisin, en haut duquel notre skieuse préférée tentera, je dis bien tentera, de nous montrer ses talents en matière de postures de yoga … quelques fous rire plus tard, nous voilà repartis en direction de la pointe du demi, ski sur les sacs et joues gauches soufflées par un vent à décorner les bœufs ! Descente une nouvelle fois mémorable, quelques bûches dues uniquement (oui oui) au manque de visibilité et nous voilà enfin arrivés au refuge du Chardonnet pour le goûter. La récompense nous attend : tartes au citron, à la myrtille et au caramel/chocolat de Nico, gardien de refuge et récemment diplômé en pâtisserie. Expérience à ne pas rater lors de votre prochain passage par là-bas : https://www.refugechardonnet.fr/. Puis toute la petite troupe se remet en route vers 16h pour rejoindre le refuge de Laval : http://www.refugelaval.com/. Le chemin fût un peu plus long que prévu, avec quelques petites surprises : traversées de rivières, descente dans une neige croûtée et lourde et longue remontée par le chemin de randonnée pour finalement arriver à 18h40 au refuge, tous bien lessivés ! Bilan de la journée : ● 5 manip. de peautage/dépeautage ● 11 heures de course ● 1350 m de D+ ● 1450 m de D- ● 20kms de parcours ● Et une belle promenade des crampons et piolets qui n’auront été encore une fois d’aucune utilité ! La douche et le repas sont particulièrement appréciés, de même que les chambres très confortables dans lesquelles nous n’avons pas traîné à nous réfugier après cette 2ème journée particulièrement sportive !

Lundi 2 mars – Jour blanc et palmes/masque/tuba de rigueur ! Réveil enneigé, comme l’avait très justement annoncé la météo. Plusieurs plans sont envisagés : ● rentrer au parking par le chemin … bof … on en veut encore ! ● faire un sommet : tu oublies, trop de neige et aucune visibilité ● tenter une petite escapade juste au-dessus du refuge du Chardonnet pour renouer avec le Bois Joli d’Etienne : telle est l’option envisagée. Motivés par les quantités de neige tombées (on ne savait pas encore ce qui nous attendait !), nous nous mettons donc en route en direction du refuge du Chardonnet : 3 kms sur le chemin de randonnée d’été à tracer dans un bon 20 cms de peuf, puis montée par un autre chemin jusqu’au refuge, dans un bon 30 à 40 cms de neige fraîche. Mais cela ne faisait que commencer… Bien qu’attirés par les pâtisseries de Nico, nous refusons de nous arrêter et gardons le cap, un peu inquiets face aux conditions météo dégradées et aux difficultés qui semblaient alors se profiler en termes de circulation en direction de nos bercails respectifs… Nous dépassons le refuge et tentons alors de trouver le meilleur itinéraire possible (le moins pire dironsnous !), en dépit du manque de visibilité, pour rejoindre le village de Névache. Antoine se lance alors dans la descente pour tester la « skiabilité » mais au bout de quelques mètres, le voilà totalement coincé sous 1,2 m. de neige, contraint de déchausser et de se frayer tant bien que mal un chemin jusqu’à retrouver un peu de pente pour pouvoir rechausser. Nous ne ferons pas bien mieux, tant la neige est abondante… Un seul mot d’ordre alors : passer les uns après les autres dans une seule et même trace de descente pour éviter de s’embourber ! Nous retrouvons ensuite un peu plus de pente et la descente dans les sapins nous réconcilie un peu avec toute cette neige et nous permet de mieux supporter nos tenues détrempées ! La suite révélera que nous étions encore loin d’être arrivés… mais après 2 heures de balade sous la neige, nous arriverons enfin à Névache, rincés dans tous les sens du terme ! Quelle n’a pas été notre surprise en arrivant sur le parking : voitures ensevelies sous un gros paquet de neige et nous voilà donc repartis avec nos pelles pour tenter de les dégager. Petite mention spéciale pour les marseillais sans pneus neige qui ont dû mettre les chaussettes pour sortir du parking !! Le retour n’en fût pas moins compliqué : un Philippe dans le fossé, un Etienne qui a bien flippé, un Antoine qui s’est tanqué dans la montée et tous les autres qui ne faisaient pas les malins face aux conditions de circulation… L’histoire retiendra le timing parfait de cette dernière journée qui nous aura malgré tout permis de déguerpir avant la fermeture de la route et avant de voir Névache totalement coupée du monde… Quoique, nous serions bien restés !!

Au final, on retiendra de ce séjour : ● de la neige, de la peuf, et encore de la neige et de la peuf ! ● une super ambiance … ce n’était pas gagné avec des marseillais…ah ah ah !! ● une skieuse traceuse, masseuse, adepte de yoga … et patiente ! Bref, que des qualités et ça non plus ce n’était pas gagné pour une skieuse !! ● des encadrants au top … même s’ils ont toujours refusé de tracer … grrrr ! ● une cohabitation parfaite entre raquettes et splits, à l’image de la cohabitation entre les vrais montagnards et les gens du sud … hi hi hi ! ● une belle propension à trouver des beaux itinéraires (quoi qu’un peu longs et foireux parfois … histoire de représenter nos amis guenilles qui n’ont pas pu nous accompagner cette fois ci ;)) ● de bons repas et de chouettes refuges, avec des ambiances parfois tropicales (et des pianos imaginaires …) ● une belle promenade pour nos crampons et piolets

MERCI A TOUTES ET TOUS POUR CES 3 JOURS PARTAGÉS AVEC UNE MENTION PARTICULIÈRE POUR NOS DEUX INITIATEURS, ANTOINE ET PHILIPPE!

Lauriane et toute la team en support d’écriture !

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