Carnet de route

Pays Dignois : Couard, P'tit Couillon et Couscous ..........

Sortie :  Cloches de Barles et Pic de Couard du 01/12/2018

Le 01/12/2018 par Bouchet Cécile

Samedi matin, il a bien plu depuis hier soir sur le pays dignois. Clémentine et Françoise étant prêtes à patauger dans la neige (quelques centimètres pensons-nous), nous partons vers 10h sous un soleil radieux vers le Pic de Couard, sommet qui finit la Barre des Dourbes.

La voiture nous amène sans broncher, sans neige ni glace, au parking du Tourounet, au-dessus d’Archail ; à ma grande surprise, une route gravillonneuse a remplacé la vieille piste pourrie, ce qui facilite bien l’exercice !

1100 m d’altitude et nous trouvons tout de suite de la neige, une petite couche de 2 cm, bien gelée, qui nous porte tranquillement. Un peu de hors sentier dans le secteur de la Reynière, sur une piste (1300 m) puis à travers un large mélézin nous permet de couper quelques longues lignes droites de la piste, que nous retrouvons le sentier balisé jaune à 1450 m d’altitude, pour la montée en épingles sous le pas d’Archail, en contrebas des falaises du Pic de Couard et du Cucuyon. Le soleil nous cueille juste sous les falaises du Couard, alors que nous venons de rencontrer un trailo-randonneur, qui nous annonce 40 cm de neige en allant vers la Cine.

Arrivées au Pas d’Archail (1667 m), nous hésitons un peu : le Couard est bien bien blanc, c’est un peu tracé, est-ce qu’on le tente ? Clémentine et Françoise sont partantes, donc on suit les quelques traces sur le côté de l’Ubac du Carton, dans environ 10 cm de neige ; un peu avant la limite de la crête, vers 1700m, les traces humaines disparaissent et c’est sur les pas d’un sanglier que nous poursuivons, il a eu la bonne idée de suivre le tracé du PR du Couard !!! On ne mouille donc pas encore trop les chaussures et bas de pantalons jusqu’à 1800 m d’altitude. A partir de là, le chemin est à nous … je trace dans 20 cm, on évite de passer trop en crête, y compris en profitant de l’hospitalité d’un sapin dont les branches basses servent d’escalier dans un raidillon. On commence à bien galérer, vu que c’est la partie où on sort de la forêt et où la pente s’accentue. La neige porte moyennement, voire pas du tout ! Après avoir testé l’itinéraire normal (trop proche de la crête par ces conditions d’adhérence un peu précaires), puis un itinéraire bis (de la neige jusqu’au genou), nous décidons de faire demi-tour, à l’altitude 1850, soit 40 m sous le sommet. En même temps, en face, le Cucuyon à la crête déneigée nous fait de l’oeil !

Redescente express, nous croisons 2 randonneurs également sans raquettes qui ont profité avec beaucoup de plaisir du chemin que nous leur avons divinement tracé, et une pause déjeuner sous un mélèze motive Françoise : alors, ce « P’tit Couillon », on y va ?!

Clém se fait tirer l’oreille, mais ne regrettera à aucun moment les 150 m de remontée jusqu’au col qui nous ouvre une vue splendide sur les Clapiers d’Asse, et, en face de nous, les majestueuses crêtes du Cheval Blanc.

Françoise continue à galoper pour rejoindre le sommet du Cucuyon, tandis que je commence à tirer la langue derrière (heureusement qu’elle se remet encore d’une côte cassée!). C’est avec plaisir que nous voyons un chamois cavaler sur la crête.

Redescente dré dans le pentu, en évitant les plaques de neige, de rocher et d’herbe bien glissante., nous retrouvons Clémentine et retournons toutes les 3 ravies vers la voiture, après avoir parcouru 12 km et 1000 m de dénivelée.

 

Dimanche 2 décembre, la météo est bien moins belle … éclaircie prévue de 10h à 13h, nous décidons de tenter notre chance, mais renonçons aux Cloches de Barles dont la traversée sur neige un peu glacée et sous la pluie n’aura rien de bien plaisant, et c’est sur le Cousson que nous nous rabattons.

Nous évitons les gilets jaunes ;-) pour le départ d’Entrages, à 960 m d’altitude. Fait pas trop chaud … c’est donc d’un bon pas que nous filons vers le Pas d’Entrages (1215 m), et nous trouvons 1/2 cm de neige bien gelée sur le sentier en balcon qui va vers le Merle. Mais qui a donc fait d’aussi gros trous sous les arbres ? Cochons sauvages ou sanglichons ? Bein non, ce sont les vaches qu’on entend sonnailler quelque part au-dessous de nous.

Montée tonique toujours, nous croisons une randonneuse avec bonnet, capuche, gros gants, qui nous signale au cas où on aurait douté que la crête soit ventée : fait pas chaud là-haut !

Au débouché du Merle, nous enfilons vestes et autres bonnets, et c’est bien habillées que nous nous dirigeons (de plus en plus vite) vers la chapelle St Michel, que nous ne visiterons pas cette fois-ci, et que surplombant des vaches qui paissent paisiblement au-dessus des barres (elles se prennent pour des chamois, ou quoi!) nous grelottons quelques secondes au sommet sud du Cousson (1512 m) après 1h17 de montée.

2 options s’offrent à nous, alors que nous voyons les nuages arriver à toute allure : descendre au col entre les 2 sommets, et filer par la piste puis rattraper le Pas d’Entrage, ou retour par le même chemin, le plus direct. L’idée de monter au sommet nord ne nous tente plus du tout !!!

Nous repartons par le même chemin, et effectivement, arrivées au Merle, nous sommes dans les nuages et sous une belle bruine. De quoi nous motiver à descendre avec entrain, puisque nous bouclons l’aller-retour en 2h15 (8,6 km, environ 600 m D+ et D-). En bas, un cheval affolé par sa patronne menace de nous filer des ruades, nous nous planquons derrière la voiture, et décidons, vu la météo, que le pique nique se fera gentiment à la maison au coin du feu. Malgré tout, cette rando exprès laissera aussi de bons souvenirs ;-)

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